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Mardi 27 octobre 2009

 

 

Le groupe "Copenhague" du comité local EE Rennes vous invite à consacrer 2 heures chacun pour faire signer l’Appel à l’Ultimatum Climatique.

 

Cet appel a pour but de faire pression sur les chefs des gouvernements, qui se réuniront à Copenhague en décembre, pour exiger un accord international à la hauteur des enjeux climatiques qui pèsent sur la planète.

 

Allez sur le site Doodle, sur lequel nous avons créé un sondage pour que chacun donne ses disponibilités sur un certain nombre de marchés : http://www.doodle.com/zf5s87824z9mtew3

 

Si vous souhaitez proposer d’autres rendez-vous, n’hésitez pas à envoyer un mail à Laurent Hamon qui le rajoutera dans le sondage Doodle : laurent.hamon@gmail.com

 

Nous disposons de badges et de drapeaux "Climate" à vendre, et nous allons faire des photocopies d’un tract d’information sur la mobilisation pour Copenhague.

 

Pour toutes infos sur cette mobilisation, les deux personnes référentes sont : Laurent Hamon et Didier Chapellon : laurent.hamon@gmail.com ;didier.chapellon@laposte.net

 

Pour vous informer sur l’Ultimatum Climatique : http://www.copenhague-2009.com/ Venez assister à la réunion mardi soir

 

Par UDB35 - Publié dans : Les actions de la fédération - Communauté : Europe-Ecologie
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Mardi 20 octobre 2009

La section UDB du Pays de Redon regrette le vote des élus de la CCPR (communauté de communes du Pays de Redon) qui ont refusé la mise en place d'une signalétique breton-français dans les bâtiments de la communauté de communes. Toutefois, nous ne sommes guère surpris du résultat. En effet, plus qu'une hostilité vis à vis de la langue bretonne, ce vote traduit le refus des méthodes volontaristes du porte-parole du Parti Breton. Ce dernier a persisté à vouloir avancer à marche forcée dans ce dossier, alors que le débat autour de la langue bretonne au conseil municipal de Redon avait démontré, l'année dernière, la nécessité d'avancer sereinement mais sûrement sur le chemin de la reconnaissance officielle de la langue bretonne en Pays gallo.

 

Nous estimons qu'il est grand temps de dépassionner le débat autour des 2 langues emblématiques du Pays de Redon en évitant l'opposition gallo/ breton. Nous craignons en effet que la radicalisation à laquelle nous assistons actuellement, anéantisse les actions menées par le tissu associatif depuis de nombreuses années en faveur des 2 langues particulières de la Bretagne.

 

Pour notre part, nous estimons légitime l'argument en faveur d'une reconnaissance officielle du gallo en Pays de Redon. Pourquoi les bâtiments gérés par la CCPR ne pourraient-ils pas bénéficier d'une signalétique trilingue (français, gallo, breton) ?

 

L'UDB appelle donc les élus du Pays de Redon à l'esprit de responsabilité. Les élus doivent dépasser les antagonismes personnels qui sont stériles tant pour l'avenir du gallo que celui du breton, et faire des propositions constructives qui respectent les identités de tous. Notre patrimoine linguistique commun ne saurait être l'enjeu de politiques partisanes, car c'est la survie même tant du breton que du gallo qui est en jeu.

 

Nous déplorons la désinformation du parti breton affirmant en titre dans son communiqué du samedi 17 Octobre « Vote à la communauté de communes: PS, Verts et UDB associés contre le breton à Redon ». Or, l'UDB ne siégeant pas à la CCPR n'a pas pu évidemment voter contre. De plus, le vote ayant eu lieu à bulletin secret, comment Emile Granville peut-il affirmer que la représentante de la minorité municipale de Redon a voté contre? Ces amalgames grossiers sont indignes d'un élu du peuple.

 

Pour la section UDB du Pays de Redon

JF Lugué (conseiller municipal de Redon)

 

 

Pour consulter l'article sur le sujet sur le blog de Jean-François Lugué http://lugue.ekoblog.eu/post/2009/10/17/%C3%A9chec-aux-panneaux-bilingues-en-Pays-de-Redon-%3A-la-faute-%C3%A0-l-UDB

 

Pour lire le communiqué du Parti breton http://www.partibreton.org/article.php3?id_article=618.php

Par UDB35 - Publié dans : Les communiqués - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Vendredi 16 octobre 2009

Groupe Union démocratique bretonne

Conseil d’Agglomération de Rennes Métropole

14 octobre 2009
Délibération N°32 – Enseignement supérieur
Fondation Rennes1

 

 

Je souhaite exprimer trois réserves quant à cette délibération.

 

Il est bien sûr positif qu’une initiative visant à valoriser la recherche voie le jour et M. Chavanat a été prolixe sur ce sujet donc je ne reviens pas dessus, je suis d’accord avec ses arguments mais je m’interroge sur le soutien financier qui nous est demandé : pourquoi concentrer notre effort financier uniquement sur un pôle universitaire, et pourquoi celui-là en particulier ? Aurons-nous les moyens d’aider dans les mêmes proportions d’autres projets de fondation portés par d’autres pôles ?

 

Car il est crédible de penser que d’autres acteurs de la vie universitaire ou de la recherche vont eux aussi souhaiter profiter de la possibilité qui leur est désormais offerte par la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) de diversifier leurs ressources et de permettre à leurs enseignants et étudiants de rénover leurs modes de coopération scientifique. A Rennes, quel accompagnement apporterons-nous à l’Université de Rennes 2 ou à une autre grande école si une demande identique nous est faite ? 200 000 euros pendant 3 ans, ce n’est pas rien, surtout en cette période difficile qui s’ouvre pour les finances locales ! Je rappelle que Rennes Métropole et le Conseil Général d’Ille-et-Vilaine participeront ainsi à 40 % du budget initial de la Fondation « Progresser, Innover, Entreprendre ».

 

Deuxièmement, alors que se termine le colloque sur les coopérations Rennes-Nantes, ne faudrait-il pas mettre en pratique ce dont nous avons débattu, à savoir la mutualisation de nos efforts au service de nos territoires ? L’excellent document élaboré par l’AUDIAR à l’occasion du Colloque des 8 et 9 octobre dernier est précieux et il démontre, chiffres à l’appui, les relations qui existent entre les différents pôles de compétitivité de la Bretagne historique.

Je vous donne quelques chiffres :

39 projets associent des partenaires entre les 2 agglomérations rennaise et nantaise,

46 projets associent des partenaires entre les 2 agglomérations rennaise et brestoise.

La recherche rennaise et bretonne est de grande qualité mais insuffisamment reconnue. Il serait sans doute judicieux de ne pas éparpiller nos moyens.

J’aimerais d’ailleurs rappeler qu’il existe déjà des outils de partenariat qui fonctionnent bien. Je pense à Bretagne Valorisation qui est un exemple d’organisme fédérant de nombreux acteurs de l’enseignement supérieur et fortement intégré dans les réseaux professionnels dédiés aux métiers de la valorisation en Bretagne, en Europe et à l’international. Il ne faudra pas que cette démarche très positive soit mise en péril par l’arrivée des fondations universitaires.

 

Enfin, je crains que la demande des universités qui va voir le jour grâce à cette nouvelle possibilité et je relève la volonté de l’Université de Bretagne Occidentale (de Brest) qui, par la voix de son président Pascal Olivard, affirmait dejà en janvier 2008 sa volonté de créer une fondation et cela à juste titre, ne favorise une concurrence des territoires. Il faudra donc être particulièrement vigilant à cette dérive possible et être attentif à ce que cette dérive n’arrive pas !

 

En toute logique, il serait pertinent de réfléchir à un projet plus ambitieux de fondation pour la valorisation de la recherche bretonne en général, dans l’esprit de coopération de l’Université Européenne de Bretagne, afin de renforcer l’attractivité et la renommée des forces de recherche d’excellence en Bretagne et assurer leur rayonnement à l’international.

 

Je vous remercie.

 

Eliane LECLERCQ

Conseillère communautaire UDB Ville de Rennes

 

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Mardi 13 octobre 2009

Strollad Unvaniezh demokratel Breizh

Groupe Union démocratique bretonne

Kuzul Kêr Roazhon

Conseil municipal de Rennes

05 a viz Here 2009

05 octobre 2009

 

 

Cher(e)s collègues,

 

Notre groupe tient à signifier son opposition à la réforme de la taxe professionnelle que nous présente le gouvernement français.

 

Cette réforme représente une perte d’autonomie fiscale dramatique pour les collectivités. Elle est socialement injuste et recentralisatrice. Parmi les différents reproches que l'on peut faire, la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement principalement par des impôts ménages va mettre notre ville en difficulté, en réduisant notre capacité à faire varier nos taux d’imposition. Les impôts locaux pesant sur les ménages sont dejà par nature inéquitables du fait de la liaison des taux et du mode de calcul des bases. Il serait donc contraire à nos principes de justice sociale de pénaliser en plus les Rennaises et les Rennais en augmentant fortement nos taux pour combler le manque à gagner dans notre budget. Quant à la compensation annoncée, c’est un jeu de dupe !

 

Visiblement, le principe constitutionnel de libre administration des collectivités qui fonde celui de l’autonomie fiscale et de la close de compétence générale des collectivités, n’est pas la préoccupation première de notre gouvernement « décomplexé ». Contrairement à l’Etat, les collectivités ont l'obligation de respecter l'équilibre budgétaire. Ainsi, certaines devront réduire l’investissement : celui qui bénéficie autant aux entreprises locales qu'à la population aux travers des services publics à la population.

 

Nous ne voulons pas de cette réforme socialement injuste, qui se traduira pour les villes et intercommunalités par une baisse de 50 % des impôts directs levés sur les entreprises et une probable augmentation des impôts levés sur les ménages.

 

Dans cette situation, comment ne pas faire le lien avec la réforme générale des collectivités en cours ? Il y a fort à parier qu’après avoir vu leur capacité d’initiative diminuée financièrement, les collectivités verront dans quelques mois leur liberté d’action diminuée juridiquement. Nous attendions autre chose d’une République soi-disant décentralisée…!

 

Pourtant, nous sommes tous conscients qu’une réforme de la fiscalité locale est plus que nécessaire. Mais une réforme qui respecte et renforce l’autonomie des collectivités et qui ne pousse pas à la détresse financière nos concitoyens aux revenus plus modestes.

 

Une réelle réforme fiscale doit être construite dans le cadre d'une vraie concertation avec les intéressés : les collectivités, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Cette réforme devra s'assurer que chaque échelon de collectivité dispose de ressources fiscales diversifiées et équitables, issues à la fois des ménages et des entreprises. Elle devra s’accompagner de la compensation intégrale et pérenne, individuellement et pour chaque collectivité ainsi que des baisses des autres ressources fiscales pour chaque collectivité individuellement, ainsi que d’une péréquation équitable.

 

Pour répondre aux défis sociaux, écologiques, économiques et culturels auxquels nous sommes confrontés, les collectivités ont besoin d’avoir les moyens de leur autonomie. Au contraire, le gouvernement voudrait inverser la tendance et revenir sur les acquis démocratique de la décentralisation ! Cette réforme de la TP porte les signes bien connus du désengagement de l’Etat qui se défausse sur les collectivités, sans jamais compenser entièrement ses transferts de compétences. Elle est visiblement conduite de manière à préparer l'application d'une autre réforme, celle des collectivités territoriales, alors même que les parlementaires n'ont pas encore engagé le débat public à ce sujet.

 

Alors que partout en Europe ce sont les gouvernements locaux qui animent de plus en plus la vie des territoires, on cherche à nous imposer une recentralisation anachronique. Le groupe de l’Union démocratique bretonne apporte tout son soutien au vœu proposé ce soir et restera vigilant quant à la réforme des collectivités en préparation.

 

Je vous remercie.

 

Ana SOHIER

 

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Mardi 13 octobre 2009

Groupe Union démocratique bretonne

Conseil municipal de Rennes

05 octobre 2009
Délibération N° 20 – Prévention de a délinquance
Charte rennaise de la vie nocturne

 

 

 

 

Contrairement à M. CARON, c’est l’axe 4 de cette Charte qui pose souci au groupe de l’Union Démocratique Bretonne. Je voudrais également remercier Hubert Chardonnet pour la clarté de ses propos et les chiffres qu’il a donnés, notamment sur la criminalité, et qui vont conforter mon intervention.

 

Le groupe de l’Union Démocratique Bretonne salue l’avancée que constitue la Charte rennaise de la vie nocturne et espère qu’elle contribuera à éviter les tensions et à conforter le climat de respect mutuel des nuits rennaises. Les 3 premiers axes de cette charte vont dans le bon sens, ainsi que l’a expliqué Didier Le Bougeant, à l’exception des horaires de l’Unité Territoriale de Quartier (UTEQ) qui quittera le terrain au moment où les jeunes arriveront place St Anne, à 21h30 ou 22h00 ! ; Nous nous interrogeons sur l’opportunité d’expérimenter la mise en place de la vidéosurveillance, dans des espaces publics ouverts comme la place Ste Anne, et qui figure comme l’axe n° 4 de la Charte.

 

Plusieurs remarques à ce sujet :

  • La vidéosurveillance ne sert pas à prévenir la délinquance ; c'est une évidence pour la majorité d'entre nous mais je préfère le répéter ;

  • Son efficacité reste à prouver, les études pouvant se révéler contradictoires, et les rares enquêtes fiables montrent plutôt que ce dispositif n’enraye la délinquance qu’à la marge. L’exemple de la Grande-Bretagne est souvent utilisé comme référence dans ce domaine. Or si en France, il y a environ dix fois moins de caméras dans les espaces publics qu’en Grande-Bretagne, cela n’empêche pas notre pays de connaître un taux d’agressions physiques deux fois moins élevé que la Grande-Bretagne. Et il ne nous semble donc pas nécessaire d’augmenter le nombre de caméras dans les espaces publics ouverts, ni en France ni à Rennes !

  • La vidéosurveillance n’a qu’un intérêt à posteriori, pour l’identification des auteurs de crimes ou de délits. Pour lutter contre la délinquance, l’amélioration de l’éclairage public et la présence physique visible des forces de l’ordre mais également bien sûr la prévention par la médiation sociale sont sans doute bien plus efficaces que la pose de caméras de surveillance.

  • Il est également noté dans le corps de la délibération que le système sera installé par la Ville de Rennes et géré sous sa responsabilité ; ce seront donc encore des frais supplémentaires pour les finances communales, alors qu'il faut le rappeler : l’ordre public relève des prérogatives de l’Etat ! mais quand l’Etat refuse de mettre des moyens humains pour faire appliquer les lois qu'il fait voter de façon incessante et brouillonne, (17 lois de sécurité passées depuis 2002 !!) Quels sont les moyens d’actions des collectivités locales sur le terrain ?

 

Finalement, et c’est le plus important, la vidéosurveillance est loin d’être un outil anodin en matière de libertés individuelles. Les risques pour les libertés individuelles sont bien réels. La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés lançait déjà en 2007 « une alerte à la société de surveillance » en pointant du doigt la multiplication incontrôlée des caméras de vidéosurveillance. Nous sommes déjà continuellement filmés, Hubert Chardonnet l’a rappelé ; est-il donc justifié de renforcer encore cette tendance liberticide alors que son efficacité n’est pas prouvée, à la différence de son coût ?

 

Pour en revenir à Rennes, Il est à craindre que, même encadrée par une « charte d’éthique » ou un « comité d’éthique » dont je salue la création, cette expérimentation soit une fausse solution, et c'est pourquoi le groupe UDB s’abstiendra sur cette délibération.

 

Je vous remercie.

 

Eliane Leclercq

 

Par UDB35 - Publié dans : Le travail des élus - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Lundi 12 octobre 2009

vieilles rivalités

 

 

 

Aujourd’hui, tous les territoires de France sont malmenés et profondément déséquilibrés. Le modèle centraliste et jacobin est devenu obsolète. Paris, ville tentaculaire que l’État veut de surcroît renforcer avec le projet de Grand Paris, en est l’illustration ; dans le même temps, des mouvements de décentralisation se développent partout en Europe. La réforme territoriale en cours est à contre-courant.

 

Il est temps que nous, Bretons, prenions en main l’avenir de notre territoire.

 

Nous ne pouvons envisager l’avenir sans poser la question du projet de société et du vivre ensemble. Nous ne devons surtout pas réduire notre pensée à la vision technocratique et administrative que l’on nous présente actuellement. En Bretagne la ville est au service du territoire et non l’inverse.

 

Pour ne pas reproduire les ratés du système français, nous devons favoriser un développement polycentrique autour de grands axes : notre territoire doit se distinguer par son attractivité liée à son dynamisme et sa qualité de vie mais aussi valoriser une identité bretonne, ouverte et collective, qui est son atout majeur. Pierre Veltz expliquait que l’attractivité des territoires serait un enjeu majeur à l’avenir. Selon lui, les personnes choisiront leur lieu de résidence en fonction de la qualité de vie contraignant en cela l’implantation de l’économie dans ces zones et non le contraire. Le territoire doit aussi focaliser par le développement de pôles de compétences par exemple et non concentrer de manière absurde en faisant de nos villes des mégalopoles de second rang ou en accentuant la pression littorale.

 

Nos politiques n’ont pas besoin de chercher à inventer un grand ouest sans âme alors qu’une majorité des questions concrètes que se posent nos concitoyens seraient résolues par la constitution d’une région Bretagne à cinq départements comprenant la Loire-Atlantique. Cette région forte disposant de pouvoir et de moyens accrus sera créatrice d’équilibre et de solidarité territoriale.

 

Il est temps que tous les Bretons se mobilisent pour la construction de leur avenir collectif. L’axe urbain de l’est doit se développer en concertation avec et dans l’intérêt de tous les habitants. Des grands projets s’élaborent actuellement (Université européenne de Bretagne, Ligne à grande vitesse, aéroport Notre-Dame des Landes…). Ils doivent être au service de la Bretagne et des Bretons : c’est la condition expresse de leur légitimité.

 

 

 

Ana Sohier

Responsable fédérale adjointe

UDB Ille & Vilaine

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Jeudi 17 septembre 2009

Monsieur le Recteur,

 

La fédération d’Ille & Vilaine de l’Union démocratique bretonne souhaite vous alerter suite aux propos inadmissibles prononcés par Monsieur Jean-Charles Huchet, Inspecteur d’académie d’Ille-et-Vilaine, retranscrits sur le site Internet du Mensuel de Rennes le 14 septembre 2009.

 

Monsieur Huchet, évoquant le conflit qui l’oppose aux parents d’élèves de l’école maternelle Jacques Prévert à Bruz, a déclaré : « notre département n’est pas un département « brittophone ». C’est une langue artificielle. »

 

Ces propos portent atteinte aux droits élémentaires des usagers du service public que sont les enfants et leurs familles et sont indignes de la fonction de M. Huchet. Ils sont cependant révélateurs de sa vision de la langue bretonne. Vision figée et depuis longtemps dépassée : la présence de la langue bretonne n’est plus liée à un territoire spécifique après 100 ans de mutations démographiques en Bretagne. Au contraire, c’est bien dans les métropoles à fort dynamisme comme Rennes et Nantes qu’elle a aujourd’hui le meilleur potentiel de développement. Si nous suivions sa logique, que dire des lycées français de New York ou de Rio de Janeiro ? Nous nous interrogeons de plus sur le concept « d’artificialité » du breton énoncé par M. Huchet : cette phrase est-elle due à une simple ignorance ou, et cela serait inacceptable, à une forme de mépris ?

 

Nous le savons, depuis plusieurs années, Monsieur Huchet empêche le développement de l’enseignement du breton dans les écoles publiques du département. Aujourd’hui, il s’attaque frontalement à la liberté reconnue aux parents d’inscrire leur enfant dans une classe bilingue (breton/français) tant par la loi que de multiples dispositions réglementaires.

 

Monsieur le Recteur, vous mettiez en cause, vous aussi, ce droit des familles en refusant, il y a deux ans, l’ouverture d’une classe bilingue à Guichen malgré l’accord de la commune et les 24 enfants inscrits, considérant que les écoles de Bruz (maternelle et élémentaire) devaient être des « pôles ».

 

Aujourd’hui, Monsieur Huchet refuse l’ouverture d’une nouvelle classe bilingue à Bruz (le « pôle » !) alors même que les 49 enfants inscrits à l’école maternelle se trouvent dans une seule classe avec un seul instituteur ! Pire, Monsieur Huchet combine les chiffres à sa manière : « Il n’y a pas le nombre suffisant pour ouvrir une classe supplémentaire. Dans cette école, il y a trois postes bilingues pour 78 élèves de 3 à 10 ans. Nous sommes dans la norme », ne séparant pas les enfants d’âge maternel et ceux d’âge élémentaire.

 

Face à cette situation, l’Union démocratique bretonne vous demande, Monsieur le Recteur, de prendre vos responsabilités en récusant les propos de Monsieur Huchet et en attribuant immédiatement un poste bilingue supplémentaire à l’école maternelle de Bruz.

 

 

Ana Sohier

Seconde responsable fédérale UDB Ille et Vilaine

 

 


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Lundi 14 septembre 2009

Réunie à Bruz le 12 septembre 2009, la fédération 35 de l’Union démocratique bretonne apporte un soutien sans réserve aux parents d’élèves de l’école Jacques Prévert de Bruz qui réclament l’ouverture d’une seconde classe bilingue en maternelle.

En ce début d’année scolaire, les 49 enfants inscrits à l’école maternelle bilingue de Bruz se trouvent dans une classe avec un seul enseignant. Sollicitée par les parents d’élèves, l’Inspection académique a refusé l’ouverture d’une seconde classe maternelle. Elle propose de répartir les enfants entre les autres classes maternelles de l’école ou la classe primaire bilingue. Face à cette proposition qui remet en cause le choix d’un enseignement bilingue et le respect des conditions d’accueil des enfants à l’école publique, les parents d’élèves ont occupé l’école hier.

Pour l’UDB, le refus de l’Inspection académique d’ouvrir une nouvelle classe est inconcevable et la proposition faite aux parents de répartir les enfants dans d’autres classes, classes par ailleurs déjà amplement chargées, l’est encore plus.

L’UDB demande donc à l’Inspection académique de prendre ses responsabilités et de pourvoir un poste supplémentaire dans les plus brefs délais. Les enfants scolarisés en filière bilingue en Ille-et-Vilaine n’ont pas à souffrir du manque d’anticipation et de mauvaise volonté de l’Inspection académique. Celle-ci doit, aujourd’hui, être capable de former les enseignants qualifiés nécessaires au développement des classes bilingues et ainsi satisfaire la demande croissante et légitime des parents d’élèves d’avoir un enseignement bilingue de qualité pour leurs enfants.

L'UDB rappelle qu’elle demande, au nom du droit à l'expérimentation inscrit dans la loi, le transfert à la Région de la compétence de l'enseignement bilingue afin de pouvoir appliquer la politique linguistique votée à l'unanimité en décembre 2004 par le Conseil régional, politique qui se heurte jusqu'à aujourd'hui au mur de l’État et du Rectorat.

L’actualité nous engage, encore une fois, à rester vigilants et à ne pas céder face aux positions inadmissibles des représentants de l’Éducation nationale.

 

Ana Sohier

Seconde responsable fédérale UDB 35

 

 

Pour signer la pétition en ligne

http://div-yezh.org/spip.php?article1115

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Vendredi 11 septembre 2009

L’artificialisation du territoire est la conséquence de l’urbanisation et de l’expansion des infrastructures.

Ce phénomène ne cesse de croître : 60 000 ha sont grignotés chaque année, en France, par les zones artificielles; il touche essentiellement les zones agricoles et naturelles en périphérie des zones urbaines en pleine expansion. A noter que le littoral métropolitain est 2,7 fois plus artificialisé que l’ensemble du territoire.

Ainsi, les zones artificialisées représentaient en 2004 8,3% du territoire métropolitain. Entre 1994 et 2004, elles ont progressé de 15%, alors que dans le même temps, la population n'a augmenté que de 5%.  

De voix s’élèvent contre ce phénomène. La Société des Géographes de Bretagne soulignait récemment l’ampleur du problème. En effet, en 2007, la Bretagne a consommé 7000 ha de terres cultivables pour l’urbanisation, soit 2 fois plus qu’en France et 5 fois plus qu’en Allemagne (chiffres ramenés en moyenne par rapport au nombre d’habitants). De même les professionnels du monde agricole tirent la sonnette d’alarme. Lors d’un colloque sur ce thème organisé par la chambre d’agriculture d’Ille & Vilaine, le président de Bretagne prospective, Jean Ollivro, soulignait le potentiel économique énorme des terres agricoles qui dégagent en moyenne 3500 € de produit à l’hectare.

Qu’en est-il à Saint-Malo ? Tout d’abord c’est une ville qui, historiquement, est peu densifiée. De plus, même si le PLU (mars 2006) fait de l’équilibre entre un développement urbain maitrisé et la préservation de l’espace rural une de ses priorités, il n’en demeure pas moins qu’il prévoit l’augmentation de 164,7 ha de la surface urbanisée. Le cumul des surfaces urbanisées, à urbaniser et secteurs de plan masse atteint 2026,6 ha soit 54% de la superficie totale de la commune.

Cependant, la poursuite de l’étalement urbain n’a pas empêché la diminution de 1038 habitants entre les recensements de 1999 et 2006, la population passant sous la barre des 50 000 habitants (49 661). Parallèlement, le nombre de résidences principales a augmenté de 684 unités alors que celui des résidences secondaires a cru de 824 ce qui est un mauvais signe pour le dynamisme démographique et économique de la ville.

Joël Martini UDB (Union Démocratique Bretonne)

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Vendredi 11 septembre 2009

Signer l’appel

 Appel pour la poste
 

Je soutiens l’appel contre la privatisation de La Poste, pour l’ouverture d’un débat public et pour un réferendum

Appel à la mobilisation :

 contre la privatisation de La Poste,
 pour un débat public et un référendum sur le service public postal.

Les organisations syndicales, politiques et associatives signataires affirment que le service public postal appartient à tous les citoyens, c’est pourquoi elles demandent l’organisation d’un vrai débat public permettant l’implication des citoyens. Ils doivent pouvoir décider de l’avenir de La Poste par un référendum.

Sacrifiant l’intérêt général à l’aventure spéculative, le Gouvernement soutient le projet, annoncé brutalement début juillet, de transformation de La Poste en société anonyme et d’ouverture de son capital.

Quand on regarde ce qui s’est déjà passé en France, notamment avec France Télécom, EDF et GDF, ainsi qu’à l’étranger, cela s’appelle une privatisation. Nous la refusons !

Il s’agit d’une offensive sans précédent contre « le noyau dur du service public ». C’est une attaque contre un symbole cher à l’ensemble de la population. C’est une attaque contre une réalité vécue, celle d’un service ouvert à tous, efficace, garant de proximité et jouant un rôle social essentiel. Que deviendraient les plus fragiles ou les plus isolés de nos concitoyens en cas de banalisation de La Banque Postale, de réduction de tournées de facteurs, de fermeture massive de bureaux de poste ?

L’ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives signataires : • entendent s’opposer résolument à la privatisation de La Poste. La mobilisation de toutes et de tous doit contraindre le Gouvernement à y renoncer. • exigent que le service public soit maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

La Poste ne doit pas être une entreprise comme les autres. Sa vocation première, sa raison d’être c’est le service public. La Poste est un « service public national » qui est « la propriété de la collectivité », selon le préambule de la Constitution. Ce même texte définit l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction d’origine ni de religion. Pour tous et partout, le droit à la communication, le droit à l’adresse, le droit au compte et l’accessibilité bancaire doivent figurer au premier rang des missions de La Poste.

Il est impensable que l’on puisse décider de son avenir, de la transformer radicalement sans consulter ses véritables propriétaires, les citoyens !

Sur ce sujet vital, la réflexion et la décision ne peuvent être réservées à tel ou tel cercle, aussi avisé qu’il se prétende. Il est légitime que la population, élargissant ainsi les nécessaires mobilisations des postières et des postiers, puisse débattre largement et s’exprimer directement. Si la démocratie c’est la liberté de choisir, encore faut-il que le choix soit possible. Il est juste que les citoyens, propriétaires et usagers de La Poste, les élus locaux et le monde associatif et bien sûr les postières et les postiers et leurs syndicats puissent défendre leur conception du service public. Ils sont, au-delà de la critique, à même de proposer une voie alternative à celle qu’on cherche à leur imposer au nom d’une prétendue fatalité.

D’autant que, partout en Europe et dans le monde, les privatisations postales ont engendré baisse de qualité de service, augmentation des tarifs et destructions d’emplois.

L’article 11 de la Constitution révisée ouvre le droit d’initiative citoyenne. Les citoyens doivent pouvoir décider de l’avenir de La Poste par référendum.

C’est pourquoi nous créons le Comité national de mobilisation contre la privatisation de La Poste, pour l’ouverture d’un débat public et un référendum sur le service public postal. Ce Comité est constitué des représentants des organisations syndicales, politiques et associatives déjà signataires et à venir. Il appelle à créer dans tout le pays des comités locaux, ayant pour but de rassembler toutes celles et tous ceux qui souhaitent atteindre ces objectifs.

Par UDB35 - Publié dans : Les actions de la fédération - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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